Le conflit en Iran a été au cœur des discussions de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale des États-Unis lors de leur réunion du 18 mars. Les deux banques centrales s’attendent à une hausse des rapports d’inflation à court terme. La durée de la fermeture du détroit d’Ormuz sera le facteur déterminant de l’évolution de l’inflation mondiale en 2026.
Un problème d’approvisionnement plus long que prévu ?
Plus les infrastructures pétrolières du Moyen-Orient seront ciblées, plus les perturbations de l’approvisionnement seront prolongées et difficiles à résorber. Relancer la production pétrolière est un processus complexe et plus long qu’on ne le pense, sans compter les dommages potentiels aux infrastructures existantes.
Baril de pétrole
Le prix du baril semble vouloir se maintenir au-dessus de 100 $, un niveau qui demeure étonnamment bas compte tenu de la gravité de la situation. Environ 20 % de l’approvisionnement mondial est actuellement perturbé — ce qui est le choc le plus important de l’histoire — alors que le conflit continue de s’intensifier.
Dans certains marchés, notamment en Asie, plusieurs pays paient déjà entre 150 $ et 170 $ le baril pour des livraisons immédiates.
Paradoxalement, le marché des contrats à terme sur le pétrole brut léger (décembre 2026) demeure sous la barre des 80 $. Cela suggère que les investisseurs anticipent un choc temporaire, de quelques mois seulement.
Cependant, si le détroit d’Ormuz devait rester fermé sur une période prolongée, les anticipations de prix pourraient être révisées à la hausse de manière significative. Un tel scénario entraînerait une accélération des données d’inflation dans les mois à venir. La Banque du Canada pourrait alors être contrainte de relever son taux directeur pour freiner le retour de l’inflation, même dans un contexte de ralentissement économique.
Conséquences pour les taux hypothécaires
Le rendement des obligations du Trésor à 5 ans a augmenté d’environ 0,5 % depuis le début du conflit. Le marché anticipe désormais une possibilité de deux hausses du taux directeur, de 0,25 % chacune, d’ici la fin de l’année.
Les taux hypothécaires fixes ont légèrement augmenté, sans mouvement brutal jusqu’à présent. Une hausse du taux directeur aurait un impact direct sur les taux variables, et un effet indirect sur les taux fixes via les marchés obligataires.
Il est toutefois prématuré de conclure à un cycle de hausse des taux en 2026. L’évolution des prix des commodités liées au pétrole sera un facteur clé dans les décisions de politique monétaire à venir.
Conclusion
La géopolitique et la macroéconomie sont désormais au cœur des décisions de la Banque du Canada, avec des répercussions directes sur les taux hypothécaires. Dans ce contexte, il est essentiel de s’entourer d’un professionnel hypothécaire capable de vous aider à naviguer ces enjeux complexes afin de prendre des décisions éclairées.
Pour aller plus loin
- Rapport d’inflation au Canada
- Rapport d’inflation aux États-Unis
- Money markets raise Bank of Canada 2026 rate hike bets by 75 basis points
- Guerre en Iran : les Etats-Unis autorisent temporairement la vente de pétrole russe sur fond de flambée des prix
- Oil prices top $112 after Iraq declares force majeure, Kuwait refineries attacked
- Iran attack wipes out 17% of Qatar’s LNG capacity for up to five years, QatarEnergy CEO says: Reuters
- Iran warns it will show ‘zero restraint’ if infrastructure attacked again