L’instabilité géopolitique se poursuit et rien ne laisse présager une amélioration à court terme. Le cessez-le-feu en Iran demeure extrêmement fragile, tandis que l’accord commercial entre le Mexique, les États-Unis et le Canada sera renégocié cet été, ce qui ajoute une nouvelle source d’incertitude économique.
Impasse dans le conflit en Iran
Le conflit en Iran semble entraîner un changement structurel dans le marché pétrolier mondial. L’Iran souhaite désormais imposer un droit de passage dans le détroit d’Ormuz, une mesure jugée inacceptable par les États-Unis et plusieurs pays du golfe Persique.
Par ailleurs, l’Iran et les États-Unis demeurent profondément divisés sur la question du programme nucléaire iranien, un enjeu central qui continue d’alimenter les tensions entre les deux pays. Israël risque également de poursuivre ses frappes contre les installations nucléaires iraniennes, comme cela a déjà été le cas par le passé.
Quant à l’exigence de l’Iran voulant que les États-Unis ferment l’ensemble de leurs bases militaires au Moyen-Orient, elle est irréaliste.
Bref, les divergences entre les deux pays demeurent profondes sur plusieurs enjeux majeurs, ce qui laisse présager une stabilité très précaire dans la région.
Pétrole et inflation
Le prix du pétrole demeure élevé et il y a peu de chances que cette situation se résorbe à court terme. L’IPC a augmenté rapidement lors du dernier rapport de l’inflation, et cette tendance pourrait se maintenir au cours des deux prochains rapports au minimum.
Le coût des fertilisants a fortement augmenté depuis le début du conflit, ce qui laisse présager une hausse des prix alimentaires cet automne.
Nous pouvons également nous attendre à une hausse de l’inflation de base (« core inflation ») d’ici trois à six mois, ce qui pourrait forcer la Banque du Canada (BdC) à relever son taux directeur.
Lors de sa dernière conférence de presse, la BdC a laissé entendre qu’une éventuelle hausse du taux directeur pourrait être suivie d’une autre augmentation consécutive.
Le taux directeur canadien se situe actuellement à 2,25 %, comparativement à 3,75 % aux États-Unis. Dans ce contexte, la Banque du Canada dispose de moins de marge de manœuvre que la Réserve fédérale américaine pour demeurer patiente face à la remontée de l’inflation.
À l’heure actuelle, les marchés anticipent deux hausses additionnelles de 0,25 % d’ici la fin de l’année. Des hausses supplémentaires pourraient également survenir en 2027 si l’inflation augmente pendant encore plusieurs mois.
Les détenteurs d’un prêt à taux variable doivent donc s’attendre à une augmentation potentielle d’environ 0,5 % de leur taux d’intérêt d’ici la fin de l’année, avec la possibilité d’autres hausses en 2027.
La situation demeure extrêmement volatile. Il est donc essentiel de bien évaluer les risques et d’adopter une stratégie adaptée à sa situation financière. Votre courtier hypothécaire est là pour vous accompagner et vous aider à naviguer dans cet environnement économique complexe.